Je vous l’avoue : j’Ă©tais dubitatif quand j’ai vu que le Salon du vĂ©hicule Ă©lectrique changeait cette annĂ©e de nom, après des annĂ©es de succès, en plus de s’ouvrir aux voitures Ă essence. Si les mythes, mensonges et demi-vĂ©ritĂ©s entourant les vĂ©hicules Ă©lectriques ne datent pas d’hier, la propagande nĂ©gative a atteint de nouveaux sommets dans la dernière annĂ©e, en contexte de recul, aux États-Unis et au Canada, dans les politiques publiques en faveur de l’Ă©lectrification des transports. Le recul aurait-il aussi atteint Saint-Hyacinthe ?
Non! Car le milieu rĂ©siste, et l’explication est plutĂ´t convaincante : pour attirer de nouveaux curieux qui auraient Ă©tĂ© totalement rĂ©fractaires Ă venir dĂ©couvrir les VE, permettre une prĂ©sence minime de 30% de vĂ©hicules Ă essence (contre 70% de VE) est une bonne façon de favoriser la promotion des VE auprès de gens qui ne seraient pas allĂ©s au Salon du VE. J’ai Ă©galement pu voir Ă quel point, dans le cadre des allocutions d’ouverture, l’Ă©lectrification Ă©tait chère aux organisateurs.
Rappelons que Saint-Hyacinthe :
tient depuis des annĂ©es le plus gros Salon du vĂ©hicule Ă©lectrique au QuĂ©bec Ă l’exclusion de MontrĂ©al ;
est la première ville au Québec en nombre de plaques vertes pour 1000 habitants ;
a battu en 2021 le record Guinness du plus gros rassemblement de véhicules électriques au monde.
Alors que l’AmĂ©rique du Nord recule, Saint-Hyacinthe est un vĂ©ritable village gaulois qui rĂ©siste!
Bravo les Maskoutains et Maskoutaines !






