Le Québec perd un grand batailleur de l’indépendance et de la langue française

La famille de Jean Dorion a annoncé son décès le 23 janvier 2026 après une longue lutte difficile contre la maladie de Parkinson et le cancer de la prostate.

J’ai très bien connu Jean Dorion lorsqu’il était président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Je faisais partie alors des jeunes qui l’appuyaient en vue de sa réélection à ce poste. Puis, lorsqu’il a annoncé son passage au Bloc québécois, je l’ai soutenu dans le cadre de sa course à l’investiture, puis ensuite lors de l’élection fédérale de 2008 où il fut élu député. Notre relation était devenue plus froide lors du débat sur la laïcité en 2013-2014. Mais, quelques années plus tard, nous avions eu le plaisir de partager un repas ensemble, dans la bonne entente. Il était ensuite venu au lancement de mon troisième livre, en 2018. Ce doit être la dernière fois que je l’ai vu. Nous échangions par écrit peut-être une fois par année. Je garde énormément de respect, malgré nos divergences, envers ce grand batailleur de l’indépendance et de la langue française. J’offre mes plus sincères condoléances à tous et toutes ses proches.

Photo: Jean-François Leblanc Archives Le Devoir.